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МАКСимка
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ссылка на сообщение  Отправлено: 26.11.09 21:01. Заголовок: Документы из архива канцлера Пьера Сегье


Благодаря тому, что мне, не без помощи уважаемой Amie du cardinal, попала в руки книга Б.Ф.Поршнева "Народные восстания во Франции перед Фрондой, 1623-1648 года", появилась возможность разместить на форуме оригиналы из архива канцлера Сегье, часть которого находится в Петербурге.
Уважаемая просьба. У кого есть возможность, начинайте потихоньку перевод документов, чтобы все участники форума имели возможность с ними ознакомиться. Спасибо.

Биографически данные о канцелере приводить здесь я не буду , для этого есть отдельная тема вот ЗДЕСЬ
Но перед самими документами, прошу форумчан уделить внимание статье автора, которая рассказывает о судьбе архива.




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МАКСимка
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Сообщение: 3426
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ссылка на сообщение  Отправлено: 05.01.10 23:40. Заголовок: Coppiedela lettre es..


Coppiedela lettre escrite par Mons[ieu]r de Villemontee a M. Le Tellier le 1 novemb[re] 1643 des Sables d'Olonae.

Monsieur, je me donnay lhonneur de vous escrire il y a huit iours lestât des affaires de cette province en laquelle lauthorité du Roy commence a se restablir et le peuple a se disposer au payement des tailles. Et comme cette élection estoit la plus malade, ie n'en partiray point que ie n'y aye fait un bon establissement pour exécuter les ordres que jy auray donnez et y retourner promptement si le service de sa Maiesté le requiert. J'y ay fait prendre plusieurs prisoniers accusez d'avoir fait des rebellions aux sergents, mais il ne s'y rencontre pas matière pour y faire pareil exemple qucn lelection de Fontenay ou ie vous ay mandé que iavois fait exécuter a mort un séditieux et banny trois autres après avoir assisté au supplice la corde au col, neantmoïns la capture de ceux cy avec [instruction le leur procez ne laisse pas de donner grande terreur qui augmentera quand ie les feray amener a ma suite comme si ie les voulois faire iuger a un presidial. Mais cela Monsieur qui a reflexion sur les taillables n'est pas capable de prévenir un plus grand mal qui nous menace de la révolte do la noblesse et des ecclésiastiques a cause de linventaire quon veut faire dans leurs caves pour le nouvel impost de vingt solzs sur muyd de vin quon appelle lescu pour tonneau. Je vous ay mandé Monsieur que ie navois pas jugé a propos quon en fait establissement oc ces quarties iuçques a ce que lauthorité du Roy y fut bien restablieetio receus hyer advis que toute la noblesse de Xaintonge et d'Engoulmoia sest assemblée a ce subiet et qu'il se tient des discours très dangereux et preiuy diciables ay service de sa Maiesté, car si quelque gentilhomme avoit commencé soubs main a faire tuer les commis de cette ferme la suite ira pour la taille, comme lannee dernière en cette élection i'avois remis toutes chozes et it arriva qu'en une foire deux commis du sol pour livre furent assumez dont on ne peut faire iustice parce que ceux du lieu ne s'en meslent point et laissent agir ceux de dehors qui se rencontrent souvent au nombre de cinq ou six mille. Je scay Monsieur que cette ferme est de grande conséquence, niais il faut considérer quon ne paye aucun impost en ces provinces sur lo vin qui se vend en gros, de sorte que lo commeneemfent] en est difficile et encore plus sur celuy qui se consume sans estre vendu, car les ecc les i astiques et les gentilshommes disent que cest les mettre a 1 a taille et font des discours très fascheux. et si i'osois dire mon sentiment j'opinerois a prende ce nouveau droit sur le vin seuleument qui seroit vendu sans en faire inventaire ez maisons des ecclésiastiques et gentilshommes encore n'y aura il pas peu de peine a réussir au reste. Et pour éviter la conséquence il faudroit que ce fut un ordre secret du fermier général a sos commis sur quoy îe voux supplie de faire réflexion etc...


Monseigneur, après avoir faict mon possible pour surprendre les chefs de la sédition de Tours sans en avoir peu venir a bout s'en estant toutes fuis (j 'espère neamoins dans trois ou quatre iours en tenir un des principaux) et voiant que ces maraults d'ouvriers en soie avoient encore asses d'audace de croire que je n'ausois envoler en leurs fauxbourgs les prévosts et archers que j'avois mandé, disans asses hault que l'on verroit ce qu'ils feroint les deux testes de Toussaincts, mesme les plus honestcs gens de la ville disoint que ces deux iours de leste estoint a craindre, jo me résolu le iour d'hier veille de Toussaincts l'apres disnée de m'en aller en persone dans les faux-bourgs la Riche, les Elas, et les Annes accompagné de quelque cent homes hicn résolus et bien armes chercher les séditieux, je ne vis iamais une plus grande affluence de peuple, mais dans une prosternation grande chacsun trem-bloit, je fis chercher dans quelques maisons des séditieux et abordant celle du chef je fis rompre les portes et monter par les fcnestres. Je fus plus de quatre heurs a faire ce grand tour a pied, et fus par toute ia ville en cette équipage, sans que personne aie hranslô ny proféré parolle insolente sinon a l'entrée de la ville par la porte les Elas un insolent voulut faire quelque sottise au lieutenant de la compagnie qui est auprès que j'avois laissé a la queue pour tenir les aultras dans le debvoir mais il ne luy cust pas plustost donné cincq ou six coups de plat d'espée qu'il prist la fuitte et plus de deux cent personnes qui fuient encore. Il estoit très nécessaire Monseigneur de mon-strcr a ces gens la que l'on ne les crainioit pas. Je n'ay esté assisté d'aucuns. habitans. J ''avois faict cesser les gardes de la ville le iour précèdent, et n'avois ny maire ny eschevins, ny officiers du présidial, ny trésoriers de France,. je l'ay voulu faire de la sorte pour leur monstrer Monseigneur qu'ils empe-scheront bien les séditions quand ils voudroint. Je ne vous puis celer Monseigneur que cette sédition a esté excitée par un greffier de la prévosté quil a donné argent poudre et plomb a ces ouvriers en soie pour chasserles commis des trente sols qui avoint aresté sur via. J'en ay la preuve, il s'en est fuy. Je ferois le procès par contumace, et ny perdrois point de temps et peult estre f eray ie raser deux ou trois meschantes maisons au bout de la Riche su, les rampàrs ou sont logis les principaux séditieux. Mais pour ce faire il me fault des forces. Je renvoie ce jourdhuy les prevosts qui n'estoint venus trouver [? ] et interdiray ceux qui ne sont venus de leurs charges et feray deffences de leur paier leurs gages. Jay seulement retenue celuy qui sest au pres de moy par vos ordres. Le Courier estant sur le point de partir je ne vous en diray davantage ce sera par le prochain ordinaire cependant je demeurer Monseigneur, vostre très humble très obéissant et très fidel serviteur

D. de Heer
de Tours ce premier novembre 1643


Coppie de la lettre escrite par Mons[ieu]r de Ville montée a Mons[ieu]r d'Hemery de Poictiers le 17 novembre 1643.

Monsieur, ayant apria par la letre quil vo[us] a pieu mescrire le cin-quiesmedece mois que M. le surintendant délire que ie lu y aille rendre compte de lestât de cette province et recevoir ses résolutions sur ce qui sera nécessaire po[ur] le service et advantage des affaires du Roy aprez toutesfois que iauray mis toutes choses en bon estât et achevé les impositions de 1643, je vous diray Monsieur que tous les départements sont faict et que iay establi une garnison de cent hommes de pied et trente chevaux dans une grande par-roisse qui est a lentree des maraiz du bas Poictou. Jay loue pour cet effet une maison au milieu du bourg qui ses rencontrée fort commode ayant une escurie a cinquante chevaux et un grand corp de loges, grande cour, jardin, lionne murailles et quatre guérites qui coustent environ cent francs avec des barrières de sorte Monsieur que nostre milice est logée en seureté sans aucune incommodité pour leshabitans et tient en subiection tout le pays rebelle, et neut resté qua seiourner encore un mois ou six sepmaines sur les lieux pour faire achever tous les rolles en ma présence et obliger les officiers a bien faire leur devoir; mais iay este contraint de quitter pour venir donner les-corte nécessaire aux receptes de Pontenay et St. Maixant et finir par celle de cette ville qui est la plus importante et fort en desordre...


Monseigneur, après avoir faict mon possible pour attraper par addresse le capitaine Sabot chef de la sédition dont vous ave s entendue parler, l'ayant manqué plus de vingt fois, enfin je ma résolu do le faire prendre haultemcnt au milieu de la ville, ce que je fis samedi dernier sur les trois heures après midi il estoit asses insolent pour croire que l'on n'ausoit luy mettre la main sur le colet, et de faict Monseigneur sans l'apprehention que les habit ans avoint des garnisons il eust este asses difficile. Le prévost de Montrichard qui sest auprès de moy le traisna par la grande riie iusques dans les prisons. Il fut interrogé sur le champ et confessa tout le faict et comme [?] il avoit esté [le chefj de toutes le séditions passes, le landeinain dimanche je fis achever l'instruction par le lieutenant criminel, et ce jourdhui matin je l'ay jugé au presidial, ou il a esté condomné a estre pandu avec un escritoau au col contenant ces mots chef de sédition et leur corps bruslé et les cendres iettes au vent ce qui a esté haultement exécuté l'apresdisnée. Je fis prendre les armes a trois ou quatre cent bons habitans toutes officiers, bons bour-
feois ou gros marchands, de sorte que personne ne bransla. L'exécution fut îicte en une place au milieu de la ville appelée le Caroy de Baune, a cause qu'il estoit feste en la paroisse du grand marché lieu acustumé a faire semblables exécutions. Il pensa Monseigneur arîver un desordre sur une peur panique que prist l'exécuteur lequel s'enfuit après avoir pandu ce misérable,mais le prévost de Montrichard courus a toute bride après le ramena a coups de bastons affin de faire brusler le corps. Lorsque je fus le présidial Monseigneur pour iuger ce misérable je ne voulu cslre accompagné que de deux hommes dans mon caresse et m'en retourne de mesme pour tesmoigner au peuple que l'on ne le crainioit pas. Tous est a présent fort paisible, toute la canaille fort estonnée, toutes les séditieux on fuitte, douse sont allés a Paris et les aultres d'un aiiltre costé. Voyla Monseigneur tout cequi c'est passé. Il me reste de vous coniurer de me considérer touiuors comme la personne du monde qui est plus absolument, Monseigneur, vostre très humble très obéissant et très fidel serviteur

D. de Heer
de Tours ce 23 novembre 1643



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МАКСимка
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ссылка на сообщение  Отправлено: 12.01.10 12:33. Заголовок: Monseigneur, la tran..


Monseigneur, la translation de la cour des aydes de ce pays ne peut apporter autre preiudice qu'en affoib lissant le nombre des personnes d'autorité do cette ville et lessant par ce moyen aux habitans de la Capitalle de cette province plus de facilité et de licence pour s'émouvoir dans les rencontres comme leur espritz quoy que bien disposés et affectionnés au service du Roy e'eschappent et s'eschauffent fort aysement, et c'est, Monseigneur, ce qui me donna la liberté de vous en escrire cette conte que je vous en puis rendre pour satisfaire au commandement que vous m'en faictes par la I[ett]-re dont il vous a pieu m'honnorer du 25-e du passé. Au surplus, Monseigneur, iî ne se passe rien en cette province qui mérite v[ost]re entretien, cest celle de tout le Roy[au]me ou il y a le moins de nouveauté a craindre, la noblesse quoy qu'elle y soit en partye assez portée vist avec peu de correspondance et a peu de personnes dasses d'auctorité et créance pour rien esmouvoir, ceux de la rel. pr. réf. sont en petit nombre et ont peu de gentilshommes parmy eux, nulle retraicte pour qui que ce soit hors ce que l'avantage des montagnes peut fournir, et les cfrasteaux de Mauzun et Murolz qui neantmoins ne pouroint pas beaucoup favoriser un desordre quand le premier ne seroit pas a M. leveque de Clermont et 1 autre a Mr d'Estain son frère. Parmy le peuple la difficulté qu'en quelques lieux on apporte au payement des tailles tient bien de la désobéissance mais dont il ne peut ariver ie plus mauvais effects. Au voyage que je viens de faire du coste de Brioude j'en ay ramené des plus fâcheux a leur devoir et qui font exemple et entrée pour en ramener d'autres a qui lassiette dans les montagnes donne confiance de ne rien payer. Il est certain, Monseigneur, qu'il y en a nombre lesquelez accablés des restes des années dernières, ou peut estre leur malice a autant de part que !a grandeur de la charge, reviendroint maintenant, et feroient leur possible sy on les reduisoit dans l'estendue le leur pouvoir, mais nous ne scaurions passer le nostre. C'est, Monseigneur, Testât de cette province ou il ne surviendra rien dont vous n'ayez les ad vis avec le soin que je dois, je suis, Monseigneur, vostre très humble, très obéissant et très obligé serviteur

de Sève
A Clermont, le lOme décembre 1643

Monseigneur, mon honneur m'obligeant de vous rendre compte de ma conduite j'ay expérience [?] que vous avez assez de bonté pour entendre mes justifications sur les plaintes que l'on rend de moj ainsy que l'on m'escrit.
Il est vray que j'ay creu les debvoir conduire avecq tempérament et meso a-ger rinterest du Roy avecq les forces des peuples d'une province que vous cognoissez, prévenant les rebellions que jay veu esclater par tout mon voy-sïnage et dans les emplovs de ceux qui m'environnent et de quoy Monseigneur vous avez cognoissance sans que je m'explique davantage.
Quant a la levée des tailles j'ay tasché d'éviter la procédure violente et de conserver les peuples pour la payer plus d'une année et je mets en faict que nous avons a proportion moins de restes dans l'estendue de mon employ que dans les autres, et pour presser les contribuables je n'ay point refusé aux receveurs généraux ny ma personne ny les archers que j'ay ny toute autre assistance qui aye esté dans mon pouvoir faisant beaucoup do peur aux communautés et beaucoup de menaces pour les excitur à leur debvoir, sans pourtant leur procurer nulle vexation, ny aucune dcspense.
Maintenant, je viens de parcourir le Bourdelois l'Agenças le Condomois et le Eazadois vous asseurant que ces eslections et celle dos Lannes me pa foissent faire tous leurs efforts dans la disette et la misère commune.
De là je m'en allois en Perigord ou les restes sont plus grands et ou l'on rend plusieurs raisons de ce retardement et comme je m'y acheminois allant d'Agen à Bergerac je reçoit ung arrest du conseil à moy adressant avecq «ne depesche de Monsieur le contrôleur général pour me rendre a Bordeaux...
Icy j'apprends que le Roy a destiné une compagnie de carabins pour se faire obéir et le receveur général me prié d'en attendre la levés pour la mener avecq moy en Perigord et la faire agir selon les occurences, a cela j'acquiesce prest a partir selon les inclinations de ceux qui secourent le Roy dans ses nécessitez. Voilà Monseigneur quelle est ma conduite... Icy les hommes se jettent a l'aveugle dans les rébellions si on les violent au-delà de la justice et les esmotions les reproches de gabelleurs et les meurtres suyvent pour ne pas mesnager les affaires avecq la balance a la main...

Lanson
Bordeaux, 26 mai 1644


Monseigneur, l'avarice de ceux qui ont faict de grands amas de bleds en ceste province n'estant pas satisfaicte du prix excessif auquel ilz ont monté voyant que la récolte ne s'avancoit pas si fort qu'on croioit et que pendant qu'on y travailleront les hommes et bestes de voiture y estants employés il estoit difficile qu'avant la fin du mois prochain les grandes villes en fussent fournies et par conséquent que le prix en augmenterait plustot que diminuer ils ont de nouveau reserré les greniers en sorte que ceste ville cy qui est grande et populeuse n'en est pas si abondamment pourveue qu'il seroit a désirer et d'ailleurs les marchands et boulangers ayant faict dificulté de recevoir des doubles en payement du pain et du bled le lieutenant de l'admirante de ceste ville et ceux de sa faction se sont servis de ces deux prétextes pour le desseing qu'ilz ont projette il y a longtemps de jetter le peuple sur les bras des consulz qui sont a présent en charge ce qu'ilz executterent hyer matin ayant fomenté quelques femmes de la lye du peuple qui tost s'attroup-perent avec quelques hommes en quantité dont le nombre s'acrustsifort sur leur cris que sans la resolution de M. de Vincheguerre lieutenant g[e]n[er]al des galleres qui se joignit avec quelques officiers dépendants de sa charge et Messre du Village, de Glandeves, de Scptence et quelques au[tr]es gentilzho[mm]es des plus qualifiés le désordre eust esté beaucoup plus grand quoy qu'il ny en ayt eu que trop, car quelque diligence que ces Messrs ayent pu apporter ilz ne purent empescher que la porte du logis du prer consul n'ayt esté enfoncée sans au[tr]e desordre touttefoys. Mais une partie de ceste troup-pe voyant que leurdesseing n'avoiat pas roussis coururent a la maison du second consul de laquelle ilz enfoncèrent la porte et ensuitte estants entrés dans les magasins bas a plain pied de la rue ou il y avoit des marchandises ilz les pillèrent et co[mm]e ilz vouloyent monter aux au[tr]es estages ilz en furent empcschés ayant donné temps a M. de Vinchegucrrc et a ceux qui estoient avec luy d'y accourir qui les chassèrent et ensuitte le bruict de la venue de Monsieur le conte d'Aï aïs qui estoit a Aubagne distant seulera[en]t de ceste ville de trois lieues vers lequel d'abord quelques personnes de qualité avoyent depesché ceste trouppe se dissipa en sorte a l'arrivée de Mondit-sieur le conte d'Alais sur les cinq heures après midy on fit aysem[en]t retirer -tout ce qui restoit de peuple sur le pavé et neantmoins pour empescher les desordres qui pouvoyent survenir la nuict il fit poser des corps de guardes en touttes les places et lieux accoustumés. Depuis touttes les choses sont demeurées calmes et il a tourné touts ses seings a faire venir en ceste ville la plus grande quantité de bleds qui sera possible pendant que do mon costé jay informé et commence les procédures contre les coupables de ceste sédition bien que quand a présent je ne croye pas a propos de pousser ceste affaire jusques aux extrémités. Voila Monsigneur vray ce qui cest passé en ce rencontre.
La plaincte que Vous a faict le commis du traictant des taxes du drcict de confirmait!]on des coup d'arquebuses et de pistolets qui eut esté tirés contre ses fenestres est véritable, mais a ce que jay appris du con" qui a travaille a linforma[ti]on de lauthorité du parlem[cn]t auquel ce commis sadressa pour faire sa plaincte me croyant absent il ny a aucune preuve aussy est il difficille d'en avoir ce desordre estant arrivé la nuict ce n'est pas que je n'en cïoye les notaires de la ville d'Aix et les pr-s au siège autheurs aussy bien que du feu qui a esté mis depuis a la porte du logis ae ce commis ny ayant qu'eux de touts les officiers qui facent du bruict estant fomentés a ce que je puis voir bien certaine m [en ]t parle par]em[en]t dont les officiers particuliers continuent tousiours par leurs paroles et par leurs actions d'inspirer au peuple des pensées de liberté et de désobéissance en sorte que je croy quil y a Heu d'appréhender si on ne faict queque exemple que le service du Roy ne reçoive un notable preiudice qui peust estre prévenu par un chastimcnt de deux ou trois et qu'il ne sera pas aisé de reparer après. Aussytost que je scray arrivé a Aix je ne manqucray d'exécuter l'arrest du Con[se]il destat que Vous m'avés faict l'honneur de m'envoyer et quoy que je n'estime pas qu'il y ayt de preuves contre le nommé Tempe et Rencurel il est a propos de leur faire peur. Je suis, Monsigneur, v[ost]retreshumble et tresobeissant serviteur

Champigny
A Marseille ce 28e juin 1644


Monseigneur, depuis mon arrivée en cette ville iay tellement mesnagé les esprits des chefs de parti, que tous les bruits ont cessé, sans quei'aye esté obligé com[rn]c je m'estois donné Ihonneur do vous escrire d'exécuter l'arrest du conseil sur une copie jay creu quil estoit plus a propos de diî feror a faire espérer les uns et les autres pour les porter plus facilement a soufrir la cotisation des tailles, a laquelle on travaille présentera [en] t. Si elle se fait sans bruit ce cera un exemple pour tout le reste de lelection qui est assez esmeûe et par les mauvais discours que lon a advancez et par l ex des charges, estant véritable qu'un fonds de 300 l. de revenu est cottise pour 500 l. ce qui réduit la pluspart du monde au désespoir; neantmoins, sil estoit possible de donner au plustost un arrcst par lequel sur ladvis qui en auroit este donné, le Roy feroit espérer de pourveoir [année prochaine nu soulagement de ses subicctsde celte province, celte espérance addouciroit les esprits et les porteroit a faire quelque effort de satisfaire pour cette année et me donnoroit créance pour les faire obeyr, au lieu quesil arrivoit quelque désordre com[m]c il n'y a point de troupes en la province on n'y pourroit remédier qu'avec beaucoup de peine et de despense. Desia on prend des pierres contre les huissiers qui vont dans los comrm]unautes de la campagne, et com[m]e ie ne puis pas cstre par tout a la fois, il est malaysé de faire obeyr; je n'espargncray ny la peine, ny les soins, ny l'adresse, dont ie pourray es'tre capable, pour exécuter les ordres qu'il vous plaira donner, Monseigneur, v ostre très humble et très obeissant serviteur

Foucquet
A Romans, ce 28 juin 1644



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